Caméra de surveillance en location : ce qu'un locataire peut faire
Un locataire dispose des mêmes droits qu'un propriétaire pour protéger son propre logement, à deux conditions près : ne pas dégrader les lieux lors de l'installation, et ne jamais filmer les parties communes de l'immeuble.
Ce qu'un locataire peut installer librement
À l'intérieur de son propre logement loué, un locataire dispose des mêmes droits qu'un propriétaire pour installer une caméra de surveillance, tant que l'objectif reste pointé sur son propre espace : pièces de vie, entrée du logement, éventuel balcon privatif. Cet usage relève de l'exemption domestique du RGPD au même titre que pour un propriétaire occupant.
La sonnette vidéo, un cas fréquent
Une sonnette fixée à la porte de son propre appartement, qui filme uniquement le seuil immédiat, reste généralement tolérée au même titre qu'un judas électronique classique. La Ring Video Doorbell sur batterie s'installe sans toucher au câblage existant, une solution pratique en location où les travaux électriques restent souvent limités par le bail.
Installer sans dégrader les lieux
La plupart des baux de location interdisent les modifications structurelles sans accord du propriétaire, ce qui inclut généralement le perçage de trous dans les murs porteurs ou les surfaces communes. Privilégiez les fixations sans perçage (support magnétique, adhésif renforcé) proposées par plusieurs modèles de ce comparatif comme la Ring Stick Up Cam ou l'Arlo Pro 5S, qui évitent toute dégradation à restituer en fin de bail.
Le cas des parties communes de l'immeuble
Un locataire ne peut pas orienter sa caméra ou sa sonnette vers le palier, le couloir ou l'entrée de l'immeuble, qui appartiennent au régime de la copropriété et non à celui du logement loué. Filmer ces espaces sans autorisation expose au même risque de contestation qu'un propriétaire agissant seul, détaillé dans notre page réglementation caméra à domicile, section copropriété.